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Attention, ceci n'est pas un roman mais un projet !
De la
pédagogie ou l'idéologie du mieux...
ou comment exterminer toute trace de vie humaine en formant une armée d'enfants et d'handycapés mentaux
Pré-Préface
Jean-Luc Lémouche, bien connu pour ses ouvrages, thésettes et divagations perturbatrices mais salutaires pour notre société, tente aujourd’hui de nous faire partager ses projets contradictoires en ce qui concerne l’avenir de l’homme et la gestion révolutionnaire de vos enfants panés, des progénitures à venir.
J’ai bien connu Jean-luc dans le privé et je dois dire que cet homme, qui metaphorise tout ce qui bouge avec une poésie gerbée, n’a cessé de me surprendre pendant l’écriture de ce projet ; je l’entends encore : « la vie est une chèvre, prends- la par les cornes, et allez bon sang, comme à la légion… ».
Il déconnecte régulièrement de notre réalité et se réfugie corps et âme dans l’écriture incroyablement merdique qu’il vous fait subir méchamment ; il n’est pas rare de l’entendre bougonner dans son coin, voire dans son sommeil ces quelques phrases : « quand je vois des petits vieux, j’ai envie de les serrer dans mes bras ; mais par peur de leur casser quelque chose, je fais semblant de les haïr » ; quel humanisme ! Lisez plutôt la suivante : « si j’avais deux bites, je me poserais beaucoup de questions quand à l’utilité véritable de l’une d’entre-elle » ; quelle preuve d’existentialisme aigu !
Il est temps pour nous de mettre un carte noir Ninja et un carbu de 12 pour booster notre raisonnement à guidon torsadé bordé de lanières de cuir jaunies par le temps et les intempéries, ou pas.
Alors bon, lâchez le leste de votre prudence, de votre état parental sentimental et apprêtez-vous à devenir l’espace vide entre le statut dictatorial génocidaire d’un chef d’état mégalomane, et celui de Casimir.
Bon courage…
Djack Mamadou Von den Berg
I HAVE A DREAM...
Préface
Pire qu’une mycose du pied ou qu’une verrue à la bite…
…Jean-luc, que je surnomma « arthrose » après qu’il eut un l’élan d’amour incontrôlé de me surnommer « ulcère », bien connu pour ses divagations perturbatrices mais salutaire pour notre société diarrhéique, tente aujourd’hui de partager, de faire subir aussi ses projets contradictoires concernant l’avenir de l’homme et la gestion de vos enfants panés, des progénitures à venir…
Il est temps pour nous de mettre un carte noir Ninja et un carbu de 12 pour booster notre raisonnement à guidon torsadé bordé de lanière de cuir jaunies par le temps et les intempéries.
Mais avant de m’empêtrer une nouvelle fois dans les méandre apocalyptique de mon écriture anarchique et métaphorique du vide de sens, j’aimerais revenir sur certains points pouvant prétendre éclairer le visage souvent trop obscur de ce cher arthrose, en revenant sur des citations qui sont à lui puisqu’il les a prononcés au moment même où nous les entendions.
« Le chaos existe lorsque le vrai absolu et son contraire ne sont pas faux mais indescriptibles ». Peut-être cette phrase serait une preuve parfaite de l’exacte perfection de sa perception du monde, telle qu’il nous est permis de la voir, c’est à dire incompréhensible ; mais la suivante reste pour moi la preuve de la présence entière d’un humanisme véritable dans son cœur volcanique : « si j’avais deux bites, je me poserais beaucoup de questions quand à l’utilité véritable de l’une d’entre elles ». Il n’ y’a pour moi aucun doute sur l’authenticité de son angoisse existentielle après lecture et relecture de ce désormais célèbre et incontournable dicton.
Alors bon, lâchez le leste de votre prudence, de votre état parental sentimental et apprêtez vous à devenir l’espace vide entre le statut dictatorial génocidaire d’un chef d’état mégalomane et celui de Casimir.
Bon courage…
« La vie, c’est comme une bite, c’est quand elle est dure que tu te fais bien baiser… » J.L.L.
« Ulcère »
Djack Mamadou Von Den Berg
2003
Phase 1 ; la pédagogie du pire...
1°/ L’absolu relativité de l’interdit, ou l’excessive ambiguïté du « non »
L’éveil
La génération de parents actuels dans le sociétés occidentales industrialisées voit l’interdit comme une manière de poser des limites à leurs enfants.
Le « non » est essentiel dans la gestion de ces dites « limites » qui ne doivent être transgressées ; et si transgression il y a, coup de ceinture tuera.
Le rôle de la punition apparaît alors comme primordiale à l’éducation de l’enfant : c’est un rappel à l’ordre.
Mais les limites sont faites pour être dépassées. Les parents n’en sont souvent pas dupes et ils fixeront des limites basses pour que la transgression soit d’un degré moindre, proportionnellement au coup de ceinture jouant le rôle punitif.
Mon manuel de nouvel éducation pour les futurs nouveaux parents démarre quand à lui sur les chapeaux de roues – rappelons que le ridicule de cette expression n’a d’égale sur l’échelle de la nullité profonde que les chansons de Pierre Vassiliu ; non mais je vous le demande, vous en avez vu beaucoup, vous, des roues porter un chapeaux ? Il n’est pourtant ni vulgaire, ni deplacé d’affirmer dans la plupart des contrées francophone que cette lettre commence sur des chapeaux de roues ; et puis que signifie cette façon d’arborer un couvre chef aux roues de son véhicule pour augmenter la pertinence du début d’un écrit pompeux ; je suis sur que c’est encor un coup des industries chapelière pour relancer la consommation des chapeaux, jusqu’ici en baisse évolutive, de manière à provoquer une révolution sur le marché industriel ! – ainsi que sur un raisonnement différent, mais quoi que.
Il faudrait convaincre les parents de fixer de nouvelles limites de manière à ce qu’elles soient les plus tolérantes possibles. J’eus alors l’idée de la mise en place des « 10 commandements », sorte de bible d’éducations destinées aux parents. Et affichée dans la chambre des enfants, au dessus du lit, à la place du crucifix, et imposant une ligne de conduite à respecter.
En voici le texte :
tu ne seras pas dépendant à l’héroïne
ta mère n’est pas une poupée gonflable
la guerre n’est pas une solution
le viol, c’est mal
nous sommes tous égaux
tu respecteras les adultes et ne leurs voueras pas une haine meurtrière
tu n’utiliseras pas d’armes à feu
l’effet de groupe est très néfaste pour la santé mentale
tu ne tueras point ou pas
ton père n’est pas un rat de laboratoire ni un orang-outan sur lequel on testeras des cosmétiques
Ces « 10 commandements » sont des limites qui, une fois transgressées, doivent faire face à l’injuste mais justifiée utilisation de la punition.
Il faut maintenant amener les parents à trouver des sanctions à la hauteur de la faute commise ; par exemple, tortures et châtiments corporels, déstabilisation
psychologiques, traitements médicaux non appropriés…
Des limites ultra tolérantes, des punitions disproportionnées, cette contradiction flagrante devrait marquer l’inconscient de l’enfant et le conforterais dans sa transgression logique l’amenant ainsi à une escalade dans la violence.
L’effet d’audience entre les enfants victimes confortera également le raisonnement violent de chaque individu.
L’unification
Je m’entourerais, une fois l’éveil sonné, de confrères et « agents de recrutement » pour mener à bien mes tâches.
Ces rôles me sont indispensables en vue de l’effectif incroyablement nombreux de la future armée de sales gosses. Cependant, ils doivent être tenus par des personnes sur lesquels je devrai porter une infinie confiance, devant se moquer éperdument d’une mort proche et irrémédiable, et portant une haine farouche contre notre société, contre les gens en général. Qui de mieux que des condamnés à mort et les séropositifs conviendrait à cette tâche ? Réponse : 4 lettres – pas mieux- : personne.
Dans un premier temps, ils devront s’occuper du recrutement des futurs guerriers, et veilleront ensuite au bon fonctionnement du pôle, ils conforteront l’enfant dans son comportement, amélioreront leurs luttes collectives, leur soif de violence, tout ceci dans le cadre de mon institut masqué sous l’étiquette d’un centre d’éducation et d’auto gestion.
J’ai longtemps hésité entre les Deux-Sèvres et la Lozère pour l’implantation de cet institut. J’ai finalement opté pour le second, les Deux-Sèvres étant un département trop corrompu ( à cause du marais pot-de vin ) ; de plus, en Lozère ( 48 = 12+12+12+12 ), il y a autant d’homme que d’ours- à titre indicatif, aucun ours n’a été répertorié en Lozère ; à votre avis, parce qu’il n’y en a pas, ou parce qu’il n’y a aucun homme pour les répertorier ?- Cette absence humaine conforterais mes plans dans l’optique d’un anonymat et du secret total. Je suis déjà propriétaire de bâtiments utilisée par l’armée soviétique pendant la guerre froide ( « le refuge du Gévaudant ») ; une surface de 100 hectares avec locaux appropriés et camps d’entraînements sportifs et guerriers.
Mais, si votre esprit a su rester en éveil jusqu’à ce stade du récit, ce en quoi je doute, sinon bravo, vous avez du vous heurter à quelques interrogations ; en effet quelque chose n’est pas clair, je vous l’accorde : sachant que ces enfants ont étés amenés progressivement au rejet des règles adultes, ce doit-être à eux de se sentir maîtres de leur vie, et de leur donner l’impression qu’ils décident de leur lutte et de leur avenir guerrier. Comment s’assurer pour autant qu’ils prennent le chemin de mon projet, comment éviter toute explosion, toute déviance ?
Pour cela, j’ai créer un petit robot de type Terminator sous une enveloppe d’enfant terrible. Son nom : le G.L.A.D.E ( le général de l’armée des enfants ).
L’absence voulue d’adultes sur le site sera alors maîtrisée par ce robot d’une programmation minutieuse mais géniale ; ses stratagèmes seront l’hyper perversité et l’ultra violence. Il se dégagera alors en tant que leader et influant direct sur la masse des petits agités.
2°/ Une armée à part
Située dans les sous-sol de l’institut, un regroupement monstrueux d’handicapés mentaux subira des entraînements spécifiques.
Les critères de recrutements seront :
QI entre –12 et 12 soit l’équivalent d’un bulot mort ou mort-né
Capacité à respirer de lui même
Assistance médicale minimale
( D’autres handicaps ne seront pas tolérés ! Et surtout pas les aveugles ! Je les déteste ! Ce qu’il y’a de chiant chez eux, c’est que ça braille ! ).
Le but de cette bande de malades sera de constituer une première vague terrestre : ils seront lâchés les premiers et devront aller le plus loin possible semant la terreur, la panique sur leurs passages ( massacres, tortures…).
Cette première volée devrait faciliter considérablement la tâche des sales gosses qui joueront quand à eux dans les rangs sanglants de la seconde vague.
L’armée d’handicapés mentaux serait en quelque sorte la « clef de voûte » ; en effet c’est une armée complètement imprévisible et capable de tout ( ou pas).
Programme par jour :
Séance de films ultras violents
Infos de TF1
C’est mon choix
2 heures de clips de Pierre Bachelet
abattage d’animaux à mains nues
Comme les enfants, les H.M. ne seront que entre eux, sans aucunes interventions adultes. Un nouveau Terminator, mais cette fois sous l’apparence d’un H.M. jouera le même rôle que Glade ; on le nommera le Shourkazarbé.
Cette bande étant constituée exclusivement d’handicapés, le degré qu’ils fixeront inconsciemment à la normalité sera le leur. Ceux qu’ils combattent à l’entraînement ( nommés « autres » ) sont des animaux et l’objectif est, quoi qu’il se passe, de leur donner la mort. Le degré de résistance de ces cibles vivantes sera croissant pour permettre une évolution de la confiance en soi, et le prise de conscience de sa force, et donc aboutira à une amélioration de la performance.
Puis, dans la prévision du véritable combat, ils considéreront l’homme ( leur nouvelle cible) au même titre que l’animal ( cible d’entraînement) et leur massacreront violemment les couilles jusqu’à ce que mort s’en suive.
3°/ Comment se préparer à une riposte militaire ?
de la gestion des petits génies
Dans la lignée du fonctionnement des deux premières armées, 4 tours spéciales et une piste d’aviation seront consacrées aux petits génies, kidnapés dans le monde entier par mes confrères.
Eux aussi seront dirigés par un Terminator, sous l’enveloppe d’un enfant boutonneux à lunettes : le Tépédok.
Cependant, la tâche demeure ici un tantinet plus délicate. Les petits génies auront subis eux aussi l’éducation catastrophe de leurs parents, victimes du même traitement. Mais la complexité de leur raisonnement vont les amener à tirer profit au maximum de la situation en ayant un rôle responsable et directionnel sur le fonctionnement de l’institut. Cela va nous arranger puisqu’ils pourront aisément mettre au point les programmes d’entraînements, vu qu’ils se doutent de l’objectif final à réaliser.
Leur travail sera de mettre sur pattes un virus mortel ( un sida bien plus rapide et sans relations sexuelles ) : le Sidoua, transmis par touché et rongeant l’organisme en quelques minutes.
Le but de cette bactérie sera de contaminer les bases militaires et les capitales du monde entier ainsi qu’en priorité les héros qui pourraient faire échouer ce projet ( Bruce Willis, Steven Seagal, Jean-Claude Van Damme, Bernard Menez…). Ce virus sera transmis par l’intermédiaire d’animaux ( moustiques, rats, chats, huîtres…) ou bien directement par les génies eux-mêmes ! Je m’explique tas de fiente gluante : jamais les P.G. ne lanceront une bactérie qui pourrait les toucher eux aussi ; ainsi, avec l’aide de tépédok, ils mettront au point un antidote et tous les membres de l’institut seront immunisés.
Mais, si de nouveau vous n’avez pas lâchez le fil de cette histoire, ordures que vous êtes, vous vous demanderez sûrement comment mettre fin à la totalité des hommes si certains d’entres eux sont immunisés contre le meurtrier virus. C’est une question judicieuse, je vous l’accorde, mais je vous emmerde. Il faut savoir que chacun des membres de l’institut, et moi y compris, aura subit une greffe d’un C.A.R. ( cancer à retardement ) n’agissant sur l’organisme qu’au bout de 12 ans ( temps évalué à l’extermination du monde ), ainsi aucun survivant ne sera possible, sauf échec de la mission, ou pire, non-réalisation de ce projet.
L’armée voulue est donc mise en place, le conditionnement opéré ou en cours, le Sidoua prêt à sévir, bref un plan d’attaque merveilleusement pensé. Que reste t-il ?
S’assurer de l’autodestruction des membres de l’armée, justifier les principes de bases de cette idéologie : Qu’est ce qui serait mieux si il y’avait plus rien ?
Nous arrivons donc à l’explication de cette énergique suppression de tout vers une dynamique restructuration du rien…
Phase 2 : l’idéologie du mieux…
A/ : L’éradication des inégalités bourgeonnantes ou la fin des hommes.
« La mort adoucis les mœurs » disait Goering… Je ne pense pas qu’il avait nécessairement tort…
Les inégalités de ce monde sont incroyablement étendue, en nombre d’abord, ainsi que dans ses degrés de variantes. Il serait long, pompeux, et injurieux envers votre capacité d’analyse et vos sentiments de citoyen malheureux par la faim dans le monde ou, au même titre, par l’élimination prématurée de votre star préférée de « nice people », de vous les décrire. Cependant, j’aimerais enfoncer le couteau sur certaines d’entre elles : comment peut-on, et là j’aimerais provoquer chez vous, pour une fois, un raisonnement objectif dont même Bernadette Chirac est capable, c’est vous dire la facilité de l’exercice, comment peut-on donc faire croire que l’on peut aimer vivre dans des villes comme Tourcoing, Mulhouse, Dunkerque, Roubaix, Niort, Guéret, Aubusson et j’en passe… Et pour ceux qui n’y habitent pas, comment vivre avec le perpétuel sentiment d’être un élu, que des inégalités géographiques souillent l’esprit de notre peuple imbécile …
Les inégalités sociales se retrouvent également dans la blessure physique : si la blessure d’un amoureux est la déchirure, celle d’un riche sera la luxation.
J’exposerais ici deux solutions à la suppression des inégalités de ce monde :
.Une société de Goulag…
Comment espérer une relance de la solidarité ( en admettant qu’il faille la relancer acte pour lequel je ne lèverais pas le petit doigt, en effet je considère la solidarité comme l’hypocrisie du pauvre) dans un monde où on se laisse inconsciemment parquer dans des « goulags à gens ». Jean-Marie Le Pen disait « le monde est une poubelle, trions les déchets ! » ; dans la présente première solution d’un renouveau, je m’opposerait radicalement à cette citation. Dans les stades, les écoles, les usines, les crèches, les cimetières, la liste est longue, on se laisse parquer et ça en devient vraiment ridicule, rabaissant l’esprit de l’homme à une, voir deux formes d’activités l’empêchant d’épanouir pleinement son imagination hibernante ne rêvant que de multiplier ses « moi » intérieurs en multiples de 12.
Une hypothèse m’était parvenue alors que rien ne s’y prêtant pourtant vue l’apparente inactivité de mes connexions neurologiques détraquées ; il faudrait que chaque individu retranscrive par écrit tous les détails de sa personnalité, de ses habitudes, de son style de vie, ses hobbies, ses amours, amis, ennemis, ses utopies, croyances, idéologies, espérances, haines, bref, une totalité succincte de son être qu’il écrira sur un papier et l’affichera sur sa porte d’entrée. Ensuite, le même jour, chacun quittera son habitat pour se rendre dans celui de quelqu’un d’autre et devra l’occuper pendant une semaine s’identifiant au maximum aux traits de personnalité de l’habitant initial. Ceci enrichira considérablement les flux imaginatifs humains. De plus, pour éviter de rester sur un schéma type de copie de personnalité, chaque nouvel habitant sera libre de rajouter certains traits de personnalités qu’il jugera judicieux ( même si ce qu’il rajoute ne correspond pas du tout aux traits initiaux, cela ne sera que bénéfique et favorisera le caractère contradictoire de l’habitant, ombre de personnalité souvent négligée aujourd’hui ) et ceci de façon infinie…
« Utopie ! » me direz-vous… Et comme vous avez raison… Les inégalités ne peuvent visiblement pas se résorber par le caractère impossible de l’exécution de la solution précédente ; donc la seconde solution, et le thème précis de cet ouvrage dont il semble que nous nous soyons légèrement égarés, semble préférable : raser l’homme, et pas seulement sa barbe !!
On pourrait me reprocher l’inutilité de ce programme de suppression de l’humain ; mais quand on s’y penche bien, les hommes aussi sont inégaux face à la mort, que ce soit de la cause en elle même ( maladies, mort dans son lit, mort à la guerre ou d’un cancer, mort-né ou de vieillesse…) ou bien de l’après mort ; car il est, pour moi à vomir, de constater les différences de tombes dans les cimetières puantes d’une inégalité financière. Pour ma part, je propose une même mort pour tous ( sidoua ou éventré par mes guerriers) et quasiment en même temps, sans se soucier d’égalités funéraires, vu qu’il ne restera personne pour s’en occuper !
De plus, si le monde finis vraiment par exploser, les survivants diront que les ivrognes étaient des visionnaires et une telle catastrophe valoriserait amplement les prophéties alcoologiques.
Tout devient donc plus égalitaire ; et comme le disait Pierre Desproges, viendra l’heure où « les droits de l’homme s’effaceront devant les droits de l’asticot ».
B/ : Comment s’assurer d’un budget aisé, ou comment financer un projet grâce à une gigantesque déroute politique.
Pour me permettre une couverture financière de ce projet, sans tomber dans l’imbécillité nippone qui, rappelons-le, amène les japonais à nourrir les huîtres avec du cassoulet pour qu’elles lâchent des perles et ceci dans l’unique but d’accroître toujours plus leurs finances, et acquérir un statut quasi-intouchable, je n’ai pas le choix, il me faut devenir chef d’état.
Or, rien de plus facile quand la notoriété s’y mêle : l’homme vote n’importe comment, soit en fonction de la notoriété d’un candidat, ou bien en fonction d’une force mystérieuse commune indécelable qui les poussent en troupeaux aux urnes de manière à élire celui contre qui ils manifesteront avec engagement quelques mois plus tard, puis, comme pour ne pas assumer leur acte électorale, se masqueront derrière le fallacieux prétexte : « c’est pas moi, j’étais pas là ». En France Chirac ou Le Pen ? Aux States Bush ou Schwarzeneger ? En Irak, Arafat ou Arafat ? C’est démentiel… Que l’on ne soit pas surpris, si on y prend pas garde, à voir le fils caché illégitime de Zinédine Zidane obtenir la présidence française d’ici 50 ans…
Quand à moi, il me faut trouver l’Etat pour lequel la simple vue de mon portrait fait évanouir les foules, sans pour autant sombrer dans le fanatisme intégriste et terroriste comme Al Quaïda ( qui, rappelons-le, n’est en fait qu’un gigantesque complot contre les barbiers). Il est évident pour moi de songer sans hésitations aucune à l’Ukraine, pays pour lequel j’ai porté un amour véritable ( origines ), pour lequel j’ai consacré ma science ( migration de palourdes, études psychologique du radiateur, mise en place du système douzaire pour la construction des brosses à dents électriques et des pin’s parlants, étude d’utilisation du frigo…). Et puis c’est un peuple qui me plaît assez… il peut y naître avec une rapidité déconcertante une conscience collective qui est chez eux, quasi innée ( passé fortement marqué par l‘ancien bloc soviétique ), ce qui n’est jamais déplorable dans l’optique d’une manipulation des foules. De plus on connais la force de caractère et physique de ces animaux des pays de l’Est à droite ( résistance au froid, à l’alcool…) ; donc si leur dévouement individuel est total, cela en fait une sacré armée de protecteur. Et puis c’est un pays qui cache une certaine originalité architecturale : il y’a des têtes d’éléphants sur certaines maisons ukrainiennes pour signifier « défense d’entrer ».
Notons qu’un bouleversement politique, me concernant principalement viens de se produire dans ce beau pays : en effet, suite au refus du gouvernement ukrainien de financer mes projets bienfaiteurs pour la population ( migration de palourdes…), ce qui prétendait pourtant à la création de nombreux emplois et formations, les habitants ukrainiens se sont soulevés contre le gouvernement et ont opérés à un Putsch, la révolution et l’anarchie régnait dans les rues, quand ils ont décidés de me placer à la tête du pays et de me porter en Algérie ( notons que les Ukrainiens sont un peu analphabètes et ont confondus le vocabulaire : ils voulaient me porter en égérie, mais faut pas leur en vouloir, et en plus ça a fait un très joli voyage ). J’ai bien entendu accepté leur demande assoiffée d’admiration naïve et me présenta comme le « bienfaiteur populaire » tant attendu par l’ ancienne prophétie idolâtrée par les adeptes du « vodka’s way of life ».
Il me fallait donc mettre en place un nouveau système politique facile à comprendre et correspondant aux envies et besoins des habitants, du moins en apparence car n’oublions pas que notre but premier est de faire un maximum de pognon en un minimum de temps.
J’ai donc inventé un nouveau partis : le P.P.P.P.T, la parti politique pour et par tous, se liant impérativement au nouveau système imposé volontairement : la Dictarchie.
Les principes de bases de ce système sont les suivants : c’est un régime basé exclusivement sur de nombreuses élections ; tout et n’importe quoi est voté par la population, de l’élection du présidictateur, à la date de péremption d’un produit, de la durée de vie d’un juge au nombre de prostitués par trottoirs, tout est voté ( avec bien sûr le contrôle et la maîtrise des suffrages par le présidictateur en cas de légère déviance ). Mais ne peux voter que celui qui est pauvre. Et n’est pas pauvre n’importe qui ! Est considéré comme pauvre celui qui termine à 0 à la fin du mois, ou qui épargnera le reste sur un compte commun à la communauté ( un des moteurs de mon financement). Comme le vote sera leur seule attraction, les habitants auront à cœur de voter, d’où relance de la consommation ( il faut tout dépenser pour arriver à 0 ) ainsi que de l’épargne pour les plus riches. Toute la famille peut voter, les enfants, les animaux domestiques, les morts, les ceux qui sont pas nés, les frigos ( d’où facilité de fraude électorale ).
En ce qui concerne le présidictateur, il est élu par un nombre d’année tiré à deux dés par sa main gauche ( sachant que les doubles 1 font 11, les doubles 2, 22…).
J’ai été élu pour 32 ans sans trop de difficultés à 92% des suffrages contre 8% pour un hamster nécrophiles dont l’efficacité politique semblait douteuse.
En Dictarchie, le présidictateur est entouré de Conseillers en tout mais spécialistes en rien, en gros, ce sont les ministres, réputés pour être piliers de comptoirs ( efficacité de l’opération assurée : dieu sait ô combien en Ukraine les comptoirs sont stables ). Leur rôle est de rapporter les nouvelles de l’Ukraine d’en bas, et leur principal lieux de travail sera les bistrots.
Toutes les activités culturelles, éducatives et sociales se dérouleront au bistrot ( pour prendre de bons repères, et ne pas les perdre…), ainsi, les enfants pourrant être à l’école tout en voyant leurs ancêtres paternels se dérouiller la gueule avec l’argent de leur chômage, qui d’ailleurs sera réduit au minimum vital, c’est à dire à des rations mensuelles de pommes de terre, de pain et de vodka, mais attention, pour un régime plus égalitaire, ces rations seront les mêmes pour tous. Les femmes n’auront pas le droit au travail, car si on mettait toutes les salopes dans une usine, ce serait du travail à la chienne ; mais je me battrais quand même pour la libération de la femme, jusqu’à critiquer publiquement le dicton Iranien ( « femme qui rit, femme lapidée » ). Par économie de dépense pour les retraites, l’euthanasie sera obligatoire à partir de 65 ans.
Par économie salariale, et vue que mon mandat n’est qu’un leurre, j’enverrais un maximum de jeunes de 12 à 39 ans au service militaire obligatoire de 12 ans ; ceci aura pour objectif de fonder une armée abondante et crédible qui sera utilisée pour la défense mondiale contre les attaques massives de mon armée secrète. Ainsi personne ne pourra me soupçonner d’être à l’initiative d’un tel désastre.
Voici donc en quelques mots un résumé bref des grandes lignes de mon projet politique où une telle absurdité gouvernementale devrait me permettre une aisance financière indispensable à la réalisation utopique de cette future surcharge du standard d’entrée en enfer.
Si par malheur il m’arrivai de mourir trop tôt, ou pire, de me faire démasqué par les services secrets et que, par de telles conséquences fâcheuses, je n’arriverai pas à mener à bien mon projet, je laisse cet écrit derrière moi et garde dans le cœur une lueur d ‘espoir qu’un de mes attentionnés lecteurs prendra le courage de mettre en place un système équivalent pour en finir, une fois n’est pas coutume, avec notre collocation terrestre.
N’oubliez pas qu’un job divin par intérim’ est laissé pour compte…
Et n’oubliez pas, mes chers lecteurs à cerveau en papier mâché dont le seul acte d’avoir terminé ce tissus de ramassis de fiente de pensée tient à de l’héroïsme, n’oubliez pas que si la vie perd, c’est la mort sure…
« Si les cochons se faisaient du sang d’encre, on mangerait du boudin en cartouche »
Extrait de « An 2000, j’aime ta femme » anonyme aveyronnais 2003
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