De la cohésion sociale chez les radiateurs

Cher lecteur et autres bouseux, le sujet que je tente d’aborder est le fruit de longues années de recherches sur le sujet.

Le thème de la cohésion sociale rapportée à ces appareils de chauffage métalliques doit vous paraître loufoque, ou encore pittoresque, voir même saugrenue et je n’oserais dire, débile.

Mais rassurez vous chers analphabètes, dès la lecture de cette thésette terminée vous jouirez de
plaisir à l’idée d’avoir enfin compris où je voulais en venir. Si ça ne marche pas, relisez ces pages jusqu’à jouissance, ou jusqu’à ce que mort s’en suive.

Tout d’abord, pour entamer le début du commencement introductif de l’entrée  en matière de la thèse, je tiens à situer la scène dans l’espace. Prenons un appartement de 50 m² avec deux pièces de 20 m² chacune et une salle de bain de    10 m².

Mettons un radiateur ordinaire et identique dans chaque pièce. Les 3 radiateurs que nous nommeront r1 r2 et r3 sont chacun dans un groupe d’appartenance positive puisque leur mission est la même : chauffer leur pièce respective pour parvenir au finale au chauffage intégrale de l’appartement. Nous avons donc une cohésion de groupe renforcée par la divisions des tâches ainsi qu’un effet d’audience qui facilite et favorise les performances.

Donc pour récapituler un peu, r1, r2, et r3 se partagent chacun une surface plus ou moins égale et ils se doivent de respecter leurs tâches.

Or, que voyons nous ? Dans un premier temps, r1 et r2 ( les radiateurs des deux grandes pièces ) se retrouvent dans un contexte de facilitation sociale où la cohésion reste forte. Mais très vite, cette facilitation va les pousser inconsciemment à faire reposer les quantités de chauffage sur l’autre. Ces deux zozos ayant la même réaction, le chauffage se retrouve moindre, c’est la paresse sociale. Et ne vous étonnez plus l’hiver de vous réveiller avec les pieds tout froids !

                Dans son coin, r3 ( de la salle de bain ) est frustré de son travail qui ne demande que peut d’énergie du fait de la petite superficie à chauffer. Cette frustration peut avoir des conséquences dramatiques car elle peut engendrer d’une part une montée de la motivation intrinsèque chez r3 et aboutir à une surchauffe de la pièce ( bonjour la facture edf ! ) ou d’autre part elle peut totalement le décourager por aboutir au phénomène de déviance sociale ( actes de rebellions, refus de chauffage ) voir même vers de la marginalité ( « je chauffe si je veux quand je veux »).

Des conséquences non négligeables peuvent être prévisible comme par exemple un refus catégorique de chauffage pendant l’hiver et, ou un délire de surchauffe pendant l’été. De plus si r3 rentre dans ce genre de période de crise, il risque de rentrer en conflit avec r1 car ces deux ne se voient jamais, et ce sera une nouvelle fois au médiateur du milieu, r2, de calmer les tensions.

Le conflit peut donc s’atténuer grâce à la trilogie :

               

                               Mais rassurez vous, les radiateurs ne sont pas pour autant maîtres de leurs comportements car la société, par l’intermédiaire du doigt du propriétaire peut cruellement faire varier le sordide thermostat, et si rébellion persiste, alors l’homme se résigneras à acheter une cheminée et nos radiateurs pourront  faire leur zèle à la casse et ils n’auront plus que leurs tuyaux pour pleurer. Et voilà quand on veut faire les malins...

J.L.L

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