Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 12:12

Il y a des choses qui entrent dans notre cerveau sans qu’on ne les aient conviées.


Comment expliquer que Didier Gustin, Dick Rivers ou Laurent Romejko occupent une place si importante dans ma tête que je pourrais les reconnaître facilement dans la rue alors qu’à mon humble avis, ils sont aussi pertinent qu’un débat entre une chaise de jardin et une tondeuse à gazon en panne.

On ne choisis pas les informations qu’on a dans sa tête.

Ainsi quand je dis que le lecteur de cet article est un sinistre enculé, je ne contrôle pas cette information ; elle vient en même temps qu’une chanson de Michel Sardou que je connais d’ailleurs par cœur complètement à mon insu.

Les contrôleurs de cervelles sont de vrais professionnels.

Certains spécialistes se penchent sur un lien possible entre les origines religieuses et le potentiel intellectuel.

Mais quand un spécialiste se penche trop, c’est qu’il ne fait pas preuve de vigilance.  

Ainsi, JSS News vante l’incroyable supériorité intellectuelle des juifs ashkénazes sur le reste du monde. En effet, d’après une étude d’un israélien en CE1, leur QI serait 20% supérieur à la moyenne.

Impressionnant.

En journaliste émérite que je suis, je ne vais pas m’attarder à prouver ou non cette information, mais je vais analyser ce qui compose les 20% de QI qu’ont les juifs ashkénazes en plus.

Etude d’un fromage de chèvre :

 

chevre-qi.JPG

On oublie souvent de préciser que le QI d’un homme est ralenti par différents facteurs socio-économiques. Les deux principaux sont : les impôts et la belle-mère.

Le premier n’est pas un problème pour le juif qui maîtrise l’argent avec un doigté agile.

Le second non plu car, pour une grande majorité des juifs sondés, les belles-mères ont été tuées à la guerre.

On comprend mieux maintenant ce dicton hébreux :

« Pas d’impôt, il fait beau, pas d’belle mère, c’est le bon air ! »

Mais d’autres analyses n’ont pas été relevées par JSS News.

Notamment celle que les juifs ashkénazes seraient 20% plus angoissés que le reste du monde.

Voici une étude en fromage de chèvre pour mieux cerner ces angoisses :

 

chevre-ANGOISSE.JPG

 Mais puisque les chiffres dirigent aujourd’hui les cervelles mondialisées, j’aimerai signaler ici que les juifs ashkénazes représentent 2,2% de la population américaine, mais également 23 % des Américains les plus riches, et 38% des réalisateurs oscarisés.

C’est donc de leur faute si Michel Leeb, Françoise Hardy et Jean-Pierre Coffe siègent dans mon hémisphère gauche…

Je peux donc conclure que : si ce sont ceux dont le QI est plus élevé qui décident de ce qu’il doit y avoir dans la tête des autres, alors pour honorer Einstein on devrait tous avoir une bombe atomique dans la tête.

 

J.L.L

 

Par Jean-luc Lémouche - Publié dans : 12 du Moi - Communauté : Le 12 du Moi
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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 12:12

Il faut regarder attentivement le visage d’un client de restaurant qui reçoit un Tiramisu en guise de dessert.

Les yeux absolument normaux, une bouche qui salive habituellement, un sexe irrémédiablement béat, et une femme désuète de compagnie qui est aussi fade et pâle que l’entremet qui vient s’inviter sur la table.

Un tiramisu.

L’horreur absolue.

« Il est impossible pour un être humain d’aimer le tiramisu, sans envisager la scatophilie comme un hobby régulier » disait Freud.

Sigmund avait arrêté son analyse trop tôt.

La première bouchée ampute le récipient cratérisant la préparation.

« -     Il est bon ton tiramisu mon chéri ?

(réponse dans la tête) : Vieille guenon, ce dessert est aussi dégueulasse qu’une chatte de négresse, j’ai envie de t’envoyer ma fourchette dans l’œil et de t’arracher ton nez avec mes dents.

(réponse avec la bouche) : Mmmh … Il est délicieux comme toi ma douceur ! »

L’homme ne terminera pas son dessert prétextant un léger surpoids de son fragile estomac.

Le tiramisu reste sur la table, central, inerte et accomplit.

Il nargue le monde entier par sa texture vomitive et sa couleur mi-chiasse de nouveau né, mi-diarrhée de bonobo .

L’Afrique s’évoque par évidence.

Sa position sur la tablée mène droit en Centrafrique.

Les couches distinctes et successives, beiges, marron foncées et blanches se disputent les places les plus importantes.

Du café, le tiramisu en a que le goût sa couleur étant légèrement laissée pour compte.

En Centrafrique, les musulmans n’occupent que 10% de la population. Le marron clair du tiramisu se fait rare, à peine saupoudré sur les cimes tendues et conflictuelles du dessert.

Les marrons clairs cachent des petits blancs dans le coffre de leur voiture, inertes…

Les deux races se mélangent dans des conflits sanglants.

Le tiramisu est accomplit.

Des larmes de sommations pleuvent sur Bangui ; un enfant n’aime pas le tiramisu.

La capitale Centrafricaine est colorée d’armes et de treillis militaire ; le tiramisu est périmé.

Les musulmans ne sont pas aimés en Centrafrique, et moi je n’aime définitivement pas le tiramisu.

 

J.L.L

 

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Par Jean-luc Lémouche - Publié dans : 12 du Moi - Communauté : Le 12 du Moi
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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 12:00

Quelle attitude adopter lorsqu’on est invité à un repas mondain ?

Rubrique ‘Violence et métaphysique en gastronomie’

 

J.L.L : Lorsqu’une dame sort une cigarette de son étui, il est de bonne augure d’être réactif et de sortir son briquet afin de lui allumer sa tignasse. Ses cheveux brûleront d’une flamme abondante lui offrant la source de chaleur désirée pour l’allumage du clope. Un dicton chinois nous rappelle : « pour qu’un tibétain arrête de fumer, brûle toute sa famille devant lui et fais lui manger leurs cendres, c’est bien plus efficace qu’un patch ».

 

Gourou : La femme assise devant vous a le visage en flamme et le cheveu qui fume, c’est le moment de la draguer. Si avant vous un autre convive lui a allumé la mèche, il ne vous reste que 7 minutes pour la séduire. Le speed Dating s’offre alors à vous. Placez vos jambes sous votre chaise pour avoir plus d’appuis, reculez votre torse vers l’arrière pour une meilleure allonge et envoyer lui un violent coup de poing dans le front. La pauvre sous le choc tombera raide face dans l’assiette. Rappelez aux autres, entourant la table, qu’un repas est fait pour se remplir la panse et non pas pour se vider les bourses.

 

 

Gourou : Assis à la table, vous vous apercevez que votre serviette est pliée de façon étrange dans votre verre. Les formes animales sont à l’honneur cette année. Faire de l’humour en poussant un coin-coin ou un bariiiiiiiiiiiiiii est souvent mal perçu par les hôtes. Sachant que de coutume, il faut la replier en fin de repas de manière identique, le plus simple est de faire comme si le réceptacle était remplit de bon vin et de boire le bon tissu en portant un toast ; les convives assoiffés oublieront l’artifice et auront la joie de le retrouver chez eux dans leurs cuvettes.

 

J.L.L : Vous rentrez chez vous après ce repas fort ennuyant. Le passage aux toilettes traditionnel précédent le couché vous offre le poussin en papier que vous avez bu tantôt. Il faut immédiatement retourner à l’endroit du repas, réveiller les organisateurs en laissant votre doigt 3 minutes sur la sonnette, attendre qu’ils vous ouvrent, leur tendre le poussin en chantant « petit poussin, qui pue qui pue, sort pas du bain, sort de mon cul, petit poussin quand j’ai trop bu, un coq au vin, poussin du cul ! ».

 

 

J.L.L : Lorsque vous êtes invité à dîner, il est toujours courtois de vous rendre à la réception les mains pleines. Je vous conseille de vomir entre vos mains et de déposer le tout sur la commode du vestibule. Ne manquez pas de valoriser vos amis : « j’espère que la nourriture sera fine et abondante, je viens de faire de la place exprès … je m’assois où ? ».

 

Gourou : Vous êtes en retard au repas et dans votre malchance vous trébuchez sur le paillasson et encastrer votre tête dans la porte d’entrée. Le sang coule mais votre vie n’est pas en danger. Plutôt que de déranger tout le monde en demandant un pied de biche et étant à moitié dedans,  profitez-en pour parler aux autres en leur demandant la becquée. Les convives bien que choqués par cette étrange situation apprécierons le trophée de chasse pour peu que vous vous mettiez à bramer.

 

 

Gourou : Parler à son voisin de table peut vite devenir ennuyant, si la discussion s’éternise sur le temps, la politique ou les foins. Effectuez une légère rotation du corps de manière à ne présenter à votre interlocuteur que votre bassin et vos épaules , il pourra s’il le souhaite continuer à chahuter vos omoplates. Vous lui couperez ainsi la parole par l’intermédiaire de votre colonne vertébrale, tout en admirant les somptueux tableaux accrochés derrière vous .

 

J.L.L : Si malgré tout, les tableaux s’avèrent tout aussi ennuyant que votre voisin, munissez vous du couteau à pain, tranchez votre cou comme on saigne une truie d’un coup net. Lâchez le couteau puis prenez votre tête entre vos mains. Certaines convives resteront sans voix devant ce spectacle, attendant la chute. Profitez-en pour faire votre meilleur numéro de ventriloque : « c’est moi Tatayet, j’ai le rhume des foins et l’art me fait chier » ; et les convives de reprendre en cœur « oooooh, tatayeeeeeet ! ».

 

 

J.L.L : Si vous devez vous rendre aux toilettes pour la grosse commission, il est important de bien relever la lunette. Puis disposez vos selles en boulettes sur le rebord du chiotte sur toute l’ovalie en porcelaine. Enfin, rabaissez délicatement la lunette pour écraser les boulettes de merde qui couleront le long du socle blanc. Pour plus d’originalité, car l’harmonie naît de l’audace, n’hésitez pas à recouvrir d’urine la tapisserie et les décorations des toilettes. Coulures odorantes, la vrai distinction du gentleman !

 

Gourou : Des gargouillis au repas et vous vous retrouvez aux toilettes en train de déposer un Dali sur une porcelaine Jacob Delafon . Pas de fenêtre, pas de brosse pas de nettoyant. Pas de panique, il suffit pour ne pas se faire abattre de rabattre l’abatant, de replacer son monocle tel le capitaine moutarde et de se recouvrir le visage d’un cataplasme de merde. Faces aux convives rappelez leurs les bienfaits d’un masque à l’argile, votre teint éclatant sera votre salut. 

 

 

Gourou : Moment tant regretté des convives bien élevés, une coupe de cerises se pose à votre table. Les doigts ne sont pas admis à  la table, saisissez donc les cerises à deux mains comme on saisit un bâton, mettez-les en bouche comme on met en bouche une sucette, recrachez discrètement les noyaux dans un CleanEx comme on régurgite un liquide, rangez les dans un coin de votre assiettes en forme de bite et appelez les enfant de vos amis pour leur faire voir votre chef-d’œuvre.

 

J.L.L : Lors d’un repas, les enfants ont toujours besoin d’une occupation ludique. Le coup de la cerise et de la bite est un excellent exercice d’éveil psychomoteur. Les adultes ne font jamais attention à leurs enfants pendant un repas. La peur que ce soit leur propre gosse qui soit le plus agité leur fait adopter une attitude d’autruche. C’est à dire qu’un long bec pousse sur le visage des parents et qu’un plumage bombé se dresse sur leurs hanches. Ils n’attendent qu’une chose, que les enfants aillent jouer dehors, ou qu’un volontaire se charge de les distraire. Adressez un regard réconfortant et plein d’assurance aux autruches tout en invitant les mioches dans la pièce d’à côté. Désormais, les autruches ont la tête dans le plat, et vous, vos cerises dans l’oignon des enfants.

 

 

Jean-luc Lémouche et Patrick "Gourour" Génital

Par Jean-luc Lémouche - Publié dans : 12 du Moi - Communauté : Le 12 du Moi
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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 14:11
Ce qui devait arriver arriva ; ce que je craignais depuis toujours, ma hantise la plus profonde s’est présentée.
Je pensais que ça n’arrivait qu’aux autres, foutaises !
Le médecin me l’a annoncé hier, j’ai un cancer de l’humour.
Le mal est survenu quand, faces aux actualités toujours aussi débordantes de contenu humoristique, le moteur à déclencheur de zygomatiques ne répondait plus.
La panne.

« - Enfin quoi docteur, Luc Ferry, il est trop rigolo avec sa coupe de cheveux façon Olive et Tom, ses vices pervers et ses emplois fictifs, c’est trop drôle, c’est même parfait, mais je ne ris pas…
- Moui… mmmh … mnhouidacormouijevoimoui… Je vous conseille de faire du modélisme »
J’ai toujours eu horreur du modélisme. Et encore pire de ceux qui font du modélisme. Sauf si ce dernier zozote, car on pourra croire qu’il pratique sa passion exprès pour pouvoir dire le mot « modelisssme » ce qui ne manquera pas de faire rire tous ses amis.

J’ai changé de médecin qui m’a conseillé les sports à sensations. Il zozotait et je n’ai même pas ri. Pas un rictus.
Je suis foutu.

La radio tente de réanimer mon sens de l'humour.
"L'état français est punis, il va au coin, doit copier 100 fois je suis un voleur et verse 460 millions d'Euros à Taiwan"
Abdominaux flasques.
"Jacques Chirac fait une blague correzienne"
Joues Molles.
Mon cerveau me joue des tours.

La télévision m’achève : Paris se fâche avec Damas, Alain Juppé dit que les Syriens sont pas cool, et personne n’a encore accusé Juppé de pédophilie.
De l’or en barquette. Mais j’en ai absolument plus rien à foutre.
C’est con parce que c’est drôle au départ.

Je me dit que c’est l’actualité du moment qui fait ça, que ce n’est qu’une simple grippounette de rien du tout.
Je cherche d’anciens articles qui m’avaient inspiré il y a quelques mois.
« Frédo Mittérand se retire de Céline puis retire Céline des célébrations nationales ».
C’est moi qu’est écrit ça ?

J’ouvre la boite d ‘une maquette de porte avion.
Le désespoir m’envahit.

Mais il reste une solution, la chimio ultime. Le tiroir secret de mon partenaire textuel Gourou Génital, la rubrique insolite des actualités du web.
Je clique au hasard :
« Un lapin naît sans oreille près de Fukushima ».
Je me regarde devant une glace, rien ne bouge, bouche immobile, yeux ouverts, épaules basses…
Je suis foutu vous dis-je.
Je commence le porte avion, adieu.

Jean-luc Lémouche
cancer.JPG
Par Jean-luc Lémouche - Publié dans : 12 du Moi - Communauté : Le 12 du Moi
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 01:06

Le comandant Cousteau disait : "visite mon océan et tu sauras la vérité".

 

Je t'ai écouté mon doux bonnet rouge, et j'ai pris l'un de ces rafiaux qui sillonne les mers portant sur ses planches moisies des hommes se prenant pour des pirates de fortune venant dépouiller les occidentaux des travaux les plus nobles. Je me situais au cœur de l'immigration marine. Autours de moi se prélassaient des africains d'une noirceur à rendre jalouse la plus profonde des nuits. Ils se divertissaient en s'échangeant des virus comme des enfants se partagent des vignettes dans les cours d'école.

 

L'un d'eux attira mon attention. Il était vêtu d'une longue bure noire et caressait son fouet d'un regard sadique. J'ai tout de suite reconnu le père fouettard, l'auteur des attentats de Bombay en 1993. Je lui ai tiré deux balles dans la tête et j'ai jeté son corps dans l'océan conformément aux rituels bouddhistes qu'il vénérait.

 

Les bronzés me regardaient désormais d'un autre oeil. Un délicieux mélange entre crainte et respect. Le même regard qu'un SS avait devant Himmler ; le même regard qu'a un chimpanzé de zoo devant le touriste en possession de cacahuètes ; le même que celui de Claude Guéant devant une caméra, ou d'une vierge devant un aspirateur. Je me sentais plus à l'aise. Mes yeux se perdaient dans les formes abstraites des nuages prédicateurs. Trois formes se mirent à transpercer mes visions. Des missiles se dirigeaient droit vers la libye. Grâce à mes jumelles, j'ai pu distinguer les trois noms des trois petits enfants de Kadhafi sur chacun des missiles avec un logo "bons baisers de l'Otan". C'est qu'ils en ont de l'humour ces bougres de gradés !

 

Je pris l'approche de ces missiles comme un présage. Il fallait me débarrasser de mes colocataires. Leurs maladies pourraient bientôt mettre en péril mes fragiles neurones et par fait, l'économie entière du 12 du Moi. Les quelques requins venus espionner le radeau purent se régaler de la quasi totalité de l'équipage. La quasi totalité car j'avais pris le temps de discuter le bout de gras avec l'un d'eux. Un être étrange. Chaussé d'une paire de corne sur la tête, de dents aiguisées et d'un trident, il me paraissait soucieux. Il prétendait être l'auteur de l'attentat raté d'Hitler en 1939 à Munich. Le temps de faire un test ADN, et de reconnaître Lucifer scientifiquement, il ne me restait plus qu'à lui tirer deux balles dans la tête et le jeter dans l'océan selon les rites judaïque auxquels il était dévoué.

http://s4.e-monsite.com/2011/05/12/12/resize_550_550//portemanto.jpg

J'avais une tendre pensée pour Chantal Brunel. Je pense souvent à Chantal. Je l'aime bien cette grosse pute. Elle qui voulait que les immigrés repartent par bateau, moi je nourris les animaux avec. Le fond y est, c'est dans la forme que nous nous chamaillons. Mais soudain l'océan vint perturber mes pensées et d'énormes vagues secouèrent mon embarcation avec une force inouïe. Puis, deux otaries partirent chacune de leur côté, les schwarzenegger venaient de divorcer.

 

L'eau retrouvait tout doucement son calme pure. Un cadavre d'enfant voguait au loin. L'écume lui caressait les joues inertes, et un autre sosie le suivait. Puis un autre, et encore un autre... Je reconnaissais le style, mais où était-elle ? Là bas, au loin, une autre barque qui passait. Michelle Martin me fit un signe de la main en se débarrassant d'un bambin de l'autre. Elle a été libérée de prison ce matin. "Tiens bien la barre Michelle", lui criais-je finement.

 

Puis soudain, une couverture qui n'avait pas encore attirée mon attention se mit à bouger. Je délogeais la squatteuse du duvet. Befana avait vraiment l'air d'une conne avec son balais, son chapeau et ses verrues. La responsable des attentats de Bali en 2002 ne savait plus où se foutre. Moi je savais. Je lui ai logé deux balles dans la tête et je l'ai jetée par dessus bord, conformément aux coutumes Chiites si chères à son cœur.

 

Jacques-Yves avait raison. C'est sur l'océan que la vérité reflète comme le bruit d'une craie sur un tableau noir. A quelques brasses de moi, un menton barbu se faisait dévorer par des crabes. Mes méthodes s'avéraient dès lors partagées par d'autres, et il me fallait quitter ce paradis funèbre au plus vite...

 

J.L.L

Par Jean-luc Lémouche - Publié dans : 12 du Moi - Communauté : Le 12 du Moi
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